Tempus/perrin

  • Entre « Naître » et « Mourir », les vingt-deux chapitres de ce livre - appelé à devenir un classique - scandent l'existence des hommes et des femmes du Moyen-Âge.
    L'on découvre ainsi qu'on ne se marie pas par amour et que les futurs époux, surtout la femme, n'ont pas leur mot à dire. La sexualité tient pourtant une place importante au sein du couple et certains textes, connus des milieux cultivés, attestent même l'existence d'un art érotique. L'éducation, quant à elle, est décrite à la fois sur le plan religieux, pratique et intellectuel, et les anecdotes décrivent de façon plaisante la vie des étudiants dont Villon est l'un des représentants les moins recommandables.
    Les quantités de nourriture et de vin exagérées - aspects essentiels du quotidien - impressionnent assurément nos contemporains fervents de diététique, de même que la vie de ceux qui prient, qui combattent et qui travaillent, ces paysans qui sont l'essentiel de la population. La religion, naturellement, structure cette société et impose à tout homme de préparer sa mort - ce qui n'empêche pas de profiter des instants de loisir bien plus fréquents qu'on ne l'imagine. Jean Verdon brosse avec maestra un panorama sans équivalent, riche et foisonnant.

  • Peut-on laisser tout dire, tout écrire au prétexte que la "grande" histoire serait parfois trop complexe, ou pas assez "folklorique" ? En quelques chapitres courts, incisifs, Colette Beaune bat en brèche tous les lieux communs qui circulent encore aujourd'hui sur la plus célèbre de nos grandes figures françaises.

  • Les vikings

    Régis Boyer

    Les Vikings ne sont pas les brutes sanguinaires qu'une image d'Epinal a fixés. Ce livre restitue l'histoire et la civilisation d'un grand peuple méconnu.

  •   Selon Henri Pirenne, l'avancée de l'islam serait à l'origine de la rupture avec l'Antiquité. Séparant définitivement l'Orient et l'Occident, elle aurait mis fin à l'unité méditerranéenne et repoussé l'axe de la civilisation du Sud vers le Nord.
    L'État franc, confiné au Nord, aurait donné naissance à un monde nouveau : le royaume mérovingien, dans lequel la dynastie des Carolingiens s'imposait. Le Moyen Age commençait.
    Et Pirenne de conclure par cet aphorisme célèbre : « Sans l'islam, l'Empire franc n'aurait sans doute jamais existé, et Charlemagne sans Mahomet serait inconcevable. » Cette thèse, qui aujourd'hui encore suscite de nombreux débats, occupa Henri Pirenne durant les vingt dernières années de sa vie. Elle compte désormais parmi les classiques.

  • Jean Vassort considère « l'objet-jardin » depuis le coeur du Moyen-Âge, à travers l'ensemble de la société française. Qu'il soit rural ou urbain, populaire ou aristocratique, utilitaire ou d'agrément, à vocation religieuse ou à visée scientifique, voué au repli ou à l'ostentation, le jardin occupe de tous temps une place éminente dans la civilisation occidentale, et plus particulièrement en France.
    Inscrit entre nature et culture, l'histoire du jardin croise celle de l'économie, de la religion, de l'art et de la politique, et ne cesse de répondre aux visées les plus diverses de la société, des plus matérielles aux plus symboliques. Longtemps considéré comme un reflet du paradis perdu, il incarne tout naturellement aujourd'hui l'aspiration à un contact renouvelé avec la nature. Etabli au plus près de l'homme, le jardin est révélateur d'une société en son temps.

  • Troisième et dernier volume de l'oeuvre monumentale de J.M. Roberts et O.A. Westad, ce tome reprend le fil de l'histoire autour de l'année 1750 pour se conclure au xxie siècle. S'ouvre le temps des révolutions politiques, scientifiques, philosophiques, techniques ou culturelles. L'histoire s'accélère. Un homme né en 1800 et mort en 1870 aura vu le monde changer davantage au cours de son existence qu'il n'avait changé au cours des mille années précédentes.
    C'est que les impulsions en provenance d'Europe se font ressentir partout, sur le continent américain bien sûr, mais aussi par le phénomène colonial en Afrique ou en Asie, ou dans la chute de l'Empire ottoman. A la fin du XIXe siècle, le monde autrefois régulé par des cultures spécifiques et distinctes est en train de prendre une autre route. L'hégémonie européenne à travers le globe en constitue un facteur central, jusqu'au double cataclysme des deux guerres mondiales.
    Après 1945, la domination du monde par les Européens est terminée. Vient alors le temps de la décolonisation et de la guerre froide. La montée en puissance de l'URSS, puis sa chute, l'établissement de l'hyperpuissance américaine et, enfin, l'émergence de la sphère asiatique, emmenée par la Chine, structurent l'histoire de la période. Le monde, pourtant, est un, comme il ne l'a sans doute jamais été. L'humanité, riche de sa diversité, n'en développe pas moins une culture commune. Cette « mondialisation » marque un changement radical, gigantesque et rapide. Ce livre, par sa hauteur de vue, son style et sa pertinence, en donne les clés de compréhension, décryptant les derniers siècles de la passionnante histoire de l'humanité.

  • Voici enfin une histoire de France qui fait aimer la France. De Clovis à la iiie République, en passant par les Capétiens, l'auteur raconte les hommes et déroule les événements en conjuguant profondeur de la pensée et bonheur de l'expression.
    La force de cet ouvrage, comme le souligne Franz-Olivier Giesbert dans sa préface, c'est de parler de la France comme d'une personne, et partant de nous rendre accessible et familière notre propre histoire. Et dire que Jacques Bainville lui-même confessait, enfant, ne pas aimer l'histoire à l'école... Il a pourtant relevé le pari de raconter deux mille ans d'histoire de France.

  • Raconter et décrypter l'histoire du monde, tel est le pari de cette oeuvre majeure, divisée en trois volumes. Ce deuxième tome, qui couvre mille ans, du VIe au XVIe siècle, s'ouvre sur l'émergence des cultures nomades des grandes plaines, pour se conclure sur les prémices de la domination européenne du monde. Si toutes les cultures ont déjà des points communs - citons l'agriculture de subsistance ou la place centrale des animaux, chevaux ou bétail -, aucune n'est encore en mesure de s'imposer et de transformer en profondeur les autres. Partout, le poids de la tradition reste énorme.
    Cette riche époque de diversité culturelle voit l'éveil de la sphère byzantine et du Japon, tandis que les carrefours de l'Eurasie centrale deviennent les principaux centres d'échanges mondiaux. La Chine des Qing et l'Inde moghole revitalisent quant à elles les anciens héritages. Mais ces dix siècles sont aussi marqués par l'apparition de deux acteurs majeurs : l'islam voit le jour et va bouleverser les équilibres régionaux, puis l'Europe, métamorphosée, lance ses vaisseaux sur tous les océans du globe.
    Au-delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient dans leur capacité à lier les cultures et les espaces entre eux. Roberts et Westad soulignent, par exemple, ce que Constantinople doit à l'hellénisme, ou expliquent le lien entre la naissance de la féodalité en Europe et les invasions barbares. A l'heure où les enjeux culturels, économiques, politiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur de vue, son style et sa pertinence, donne les clés de compréhension de la passionnante histoire de l'humanité.

  • Raconter et donner à comprendre l'histoire des civilisations, de la préhistoire à l'an 2000 et sur toute la surface de la planète, tel est le pari de ce livre sans équivalent. Dès sa première édition, en 1976, il rencontre un immense succès critique et public. L'édition traduite ici est la 6e, dernière en date de 2013. C'est à une formidable narration de l'histoire humaine que nous convient les auteurs, des débuts de la civilisation, avec la naissance de l'agriculture dans le croissant fertile, jusqu'à la montée en puissance de l'espace asiatique, emmené par la Chine.
    Oeuvre majeure divisée en trois volumes, ce premier tome couvre la période 7000 av J.C jusqu'en 500/600 après J.C. Il traite ainsi de la préhistoire, des civilisations mésopotamiennes (Sumer, Babylone), égyptienne et méditerranées (Mycènes, Phénicie, Grèce, Rome) mais aussi de la Chine et l'Inde classique, sans oublier de raconter la naissance de ces grands fondements culturels que sont les religions (judaïsme, bouddhisme, confucianisme, christianisme et hindouisme). Le second tome couvre les années 500 à 1600 ; le dernier va de 1600 à nos jours.
    Au delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient dans sa capacité à lier les civilisations et les espace entre eux. Les auteurs soulignent, par exemple, ce que la Grèce doit à la Phénicie, comment le bouddhisme chinois est né en Inde ou pourquoi les migrations des peuples germains ont eu une incidence sur les royaumes du nord de l'Afrique. A l'heure ou le concept de « choc des civilisations » est en vogue, ou les enjeux culturels, économiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur et sa vivacité, permet de réfléchir de manière apaisé à la passionnante histoire de l'humanité.

  • De la période préromaine à l'Empire, des invasions lombardes, normandes ou sarrasines à la « pax cristiana », de la constitution d'États comme les Républiques maritimes ou les États de l'Église, des guerres d'Italie à la domination espagnole, des Lumières à la Révolution et à l'Empire, du Risorgimento au fascisme, pour finir avec la République italienne et ses derniers développements récents, l'histoire « des Italies » est infiniment riche, complexe, passionnante.
    Une histoire indissociable de celle de l'Europe, quelles que soient les périodes considérées.

  • Michel roquebert a reconstitué avec une minutie inégalée la société cathare, son histoire et celle de sa répression, en se fondant uniquement sur les sources du temps : traités et rituels cathares, chroniques, interrogatoires et sentences de l'inquisition, correspondances des papes, des rois et des grands, canons conciliaires, actes publics et privés de tout ordre.
    Cette histoire des cathares, couvrant plus de trois siècles, raconte : 1) l'hérésie, sa nature exacte, son essor dans l'europe entière et les raisons de son développement particulier dans les etats du comte de toulouse et des vassaux, correspondant, en gros, aux régions midi-pyrénées et languedoc-roussillon ; 2) la croisade, lancée en 1209 par le pape innocent iii, jusqu'à la chute de montségur en 1244 ; 3) l'inquisition, fondée en 1233 à toulouse, pour éradiquer le christianisme dissident dont elle ne vient à bout que dans le premier quart du xive siècle.
    Une synthèse exhaustive de trois siècles dramatiques et flamboyants. la référence indispensable.

  • De Crécy à Azincourt, du Prince Noir à Jeanne d'Arc, la première guerre européenne (1337-1453) fut aussi une guerre totale, qui a bouleversé les sociétés anglaise et française, favorisé l'émergence des deux nations et profondément marqué les mentalités.

  • Arthur fut-il un chef de guerre celte combattant, vers 600, les envahisseurs anglo-saxons de la Grande-Bretagne, ou bien une divinité païenne, assimilée par sa force colossale à l'ours ? Les historiens peinent à répondre. Ce n'est, en effet, qu'à partir du ixe siècle qu'Arthur devient un personnage « historique » dont les chroniques latines font un paladin de la résistance des Bretons de l'île contre les Germains venus du continent. Trois siècles plus tard, Arthur devient, outre le roi de la Grande-Bretagne, le conquérant du nord de l'Europe. La légende connaît ensuite un engouement sans précédent dans le nord de la France. Chrétien de Troyes et d'autres romanciers la reprennent dans leurs fictions peuplées de fées, ogres et autres nains. Merlin l'Enchanteur et les chevaliers de la Table ronde y occupent les premiers rôles.
    En revisitant la légende arthurienne, Martin Aurell explore le terreau social où elle naît et se développe. Croisant fiction et réalité, il traque l'instrumentalisation politique et religieuse d'un récit imaginaire populaire, mais bien ancré dans la plus réelle des histoires.

    Professeur d'histoire médiévale, directeur de la revue Cahiers de civilisation médiévale, Martin Aurell est l'auteur de L'Empire des Plantagenêt (1154-1224), Des Chrétiens contre les croisades XIIe - XIIIe siècle et Le Chevalier lettré. Savoir et conduite de l'aristocratie aux XIIe et XIIIe siècles.

    Nouvelle édition revue par l'auteur.

  • Ce livre est autre chose qu'une biographie classique. C'est tout le règne qu'il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et des vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d'action et de propagande, de sa grandeur, mais aussi de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l'intelligence de la réflexion, la clarté, la qualité de l'expression et du style, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV, que l'Académie française a couronné de son Grand Prix de la biographie (histoire).

  • Projet démesuré que de couvrir près de vingt siècles d'histoire du monde antique gréco-romain, de parcourir un espace qui va des rivages de la méditerranée à ceux des mers du nord, des colonnes d'héraklès aux rives de l'indus, de se plonger dans des documents aussi divers que les tombes d'une nécropole, la stèle inscrite plaquée aux murs du sanctuaire, le rouleau de papyrus, la scène peinte sur la panse d'un vase...
    Et une littérature grecque et latine qui, si elle n'a pas donné la parole aux femmes, a beaucoup parlé d'elles.
    On l'aura deviné, ce livre n'a pas pour fonction de remplacer l'énorme production qui existe en ce domaine. il aborde un petit nombre seulement des questions qui nous ont paru importantes pour aider à comprendre la place des femmes dans le monde antique et, plus encore peut-être, dans la perspective d'un ensemble de volumes traitant de l'histoire des femmes, comprendre les fondements d'habitudes mentales, de mesures juridiques, d'institutions sociales qui ont duré des siècles en occident.

  • Petit hobereau d'origine bretonne, Bertrand Du Guesclin (1320-1380) offre un exemple édifiant de sauveur improbable. Progressivement révélé par ses coups de main en Brocéliande, ses exploits héroïcomiques sur les remparts de Melun, sa victoire de Cocherel et son aventure espagnole, il est le « bon connétable » qui bouta les Anglais hors de France. Mais au-delà des images d'Épinal maintes fois ressassées, est-on sûr de connaître cet enfant d'une période agitée, parcourue par la peste noire et la guerre, emplie de morts mais propice aux ascensions fulgurantes et qui donnera naissance à l'État moderne ? Les recherches récentes permettent de mieux saisir le personnage dans son époque, de l'observer se mouvoir au sein de puissants réseaux de fidélité et de protection, de le deviner avide de gloire et soigneux de sa renommée. Jusqu'à tordre les faits pour embellir son histoire ? D'autres s'en chargeront. Du Guesclin est en définitive un personnage multiple et façonné par les textes, dépassé dès son vivant par sa propre légende, et que certains commentateurs érigeront, dès sa mort, en concurrent du roi. Son gisant, commandé par Charles V, se trouve dans la basilique royale de Saint-Denis, aux côtés de celui de ce roi de France qui lui a remis son épée de connétable.

  • Au Moyen Âge, l'argent répugne, l'argent fascine, et la monnaie est rare.
    « Dans cet essai, je veux expliquer quel a été le sort de la monnaie, ou plutôt des monnaies, dans l'économie, la vie et la mentalité médiévales ; et dans cette société dominée par la religion, comment l'Église a considéré et enseigné l'attitude que le chrétien doit observer face à l'argent et à l'usage qu'il doit en faire. Si l'argent a joué un rôle important dans la constitution des États, si les techniques financières et bancaires ont progressé, si le commerce s'est largement développé, le Moyen Âge, faute d'un marché global, n'a pas connu ne fût-ce qu'un précapitalisme, même à la fin. C'est pourquoi son développement économique a été lent et limité, en dépit d'îlots de prospérité. Au Moyen Âge, donner de l'argent est aussi important que d'en recevoir, l'esprit de charité l'emporte sur le désir de profit, François d'Assise sur Jacques Coeur. Aussi une crise comme celle d'aujourd'hui y est-elle inconcevable. » Jacques Le Goff.

  • Enfin en poche une histoire du Japon médiéval par le meilleur spécialiste du Japon en France.

    A travers l'ascension des samouraïs et la naissance d'une société guerrière qu'on a pu qualifier de féodale, ce livre nous plonge dans les temps troubles du Moyen Age japonais (XIIe-XVIe siècle). Pierre-François Souyri montre l'importance des conflits sociaux qui déchirèrent le pays, la poussée des classes populaires, les diversités régionales, l'émergence, enfin, de nouvelles formes culturelles à l'origine du Japon « traditionnel ». Chemin faisant, il éclaire la dynamique d'une société fondamentalement instable que les chroniqueurs contemporains désignaient comme « un monde à l'envers ».

  • Ces femmes du moyen age, à qui maîtres, époux et censeurs dénient la parole avec tant de constance, ont finalement laissé plus de textes et d'échos de leur dire que de traces proprement matérielles.
    Le millénaire que couvre ce volume laisse, vers son début et vers sa fin, passer, un peu plus assurée, la parole même des femmes, bien qu'il faille tendre l'oreille pour la saisir, assourdie, dans le brouhaha immense du choeur des hommes. leur discours, leurs témoignages ou leur cri nous permettent simplement de percevoir comment ont mûri en elles les modèles que directeurs de conscience ou maîtres du savoir leur imposaient les images que les hommes leur renvoyaient d'elles-mêmes, parfois leur refus de cette vision déformée, et toujours la manière dont ces " images " se sont inscrites dans leur vie et leur chair.
    L'histoire tout court a tout à gagner à prendre en compte sa part féminine.

  • L'Europe barbare

    Keith Lowe

    La Seconde Guerre mondiale a beau s'être officiellement achevée en mai 1945, d'un bout à l'autre de l'Europe, l'écho de ce cataclysme perdura des années. Par le traitement inédit d'un sujet longtemps tabou, Keith Lowe décrit un continent secoué jusqu'en 1950 par la violence, où de vastes segments de la population répugnaient encore à accepter que la guerre soit finie. Il met l'accent sur la naissance de nouvelles fractures et le désir insatiable de vengeance qui furent l'héritage de ce conflit, avant d'expliquer l'instauration chaotique d'un nouvel ordre mondial.

  • L'histoire et l'analyse du dernier siècle de l'Empire romain d'Occident (376-476). Un grand récit qui renouvelle en profondeur ce que l'on croyait savoir sur la chute de Rome et invite à méditer sur la fragilité des civilisations. Déjà un classique plébiscité par le public et la critique et qui a été couronné par le prix Du Guesclin.

    Edition revue et actualisée.
     

  • Assez de l'humaniste barbu, du martyr pour Panthéon et fin de banquets, de l'apôtre unitaire pour grand-messe de gauche ! Si on réduit Jean Jaurès à ses commémorations émues, on peut l'abandonner sans vergogne aux curieux et aux dévots, aux avenues de la Gare et aux frontons de groupes scolaires. Il n'y aura donc pas dans ce livre de vieille chanson qui berce, de fleuve qui reste fidèle à sa source ou de voies royales trop encombrées d'idéal pour ne pas trahir le réel. Jaurès ne peut être confondu avec le jaurésisme et les jaurésiens. Il a parlé, il a écrit, il s'est battu et il en est mort. Entre biographie et essai, l'ouvrage évoquera naturellement la bête oratoire, le philosophe, l'intellectuel et l'historien, le défenseur des droits de l'homme, l'homme de la paix, l'adversaire du colonialisme. L'accent sera mis sur les questions d'aujourd'hui auxquelles le premier mort de l'été 1914 avait donné sa réponse, sans que ses successeurs s'en soucient outre mesure. Comment ne pas trahir quand on est au pouvoir ? Comment lire une société d'inégalités ? Comment récuser le désordre établi si l'on n'assume pas l'histoire et l'héritage ? Que serait un avenir sans morale et sans religion ?

  • Les minutes du procès de Jeanne d'Arc qui dura cent jours en 1431, relues, commentées et éclairées par un avocat de renom. Jacques Trémolet de Villers, en voix off, nous révèle une jeune femme, prétendue analphabète, seule à la barre, capable en réalité de déjouer les pièges des hommes d'Église et de loi qui l'accusent. Il nous conduit de façon minutieuse, à partir des actes authentiques (en latin et en français), vérifiés aux meilleures sources et complétés par les dépositions du procès d'annulation, jusqu'à sa plus profonde conviction : et si Jeanne était docteur de l'Église ?

  • Les travaux et les jours.
    Intermède. d'elle, il est tant parlé. dissidences : la parole, la voix, l'écrit. dissidences : chemins de traverse et rébellions. paroles de femmes.

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