Glenat

  • Ennemis depuis plus de 30 000 ans, l'homme et le loup se sont disputés le territoire, transformant la France en champ de bataille. Depuis la période médiévale, et même plus tôt, la France est marquée du conflit sans cesse renaissant entre ces deux concurrents. Aujourd'hui, plus de deux cent cinquante loups ont recolonisé une douzaine de départements avec une dynamique qui n'a pas lieu de s'arrêter. On dénombre, hélas, de plus en plus d'attaques de troupeaux... et des battues sont à nouveau organisées.Source de controverses depuis son retour en France en 1992, le loup fascine, effraie et dérange. Alors qu'il était jusqu'à sa disparition, dans les années 1930, l'ennemi à éradiquer, son statut s'est inversé. Naguère honni, il est aujourd'hui protégé, ce qui pose, sur certains territoires, le problème de la cohabitation entre l'animal et les activités humaines. Le loup incarne bien la question du rapport à la nature en ce début de XXIe siècle. D'un côté la sacralisation - il ne faut pas empiéter sur son territoire  -, de l'autre la menace du prédateur. Une question centrale se pose. Sur quelle légitimité fonder le retour du loup ? Ce numéro suit trois pistes. Celle, tracée par l'homme, de l'animal symbolique, source de représentations multiples et contradictoires. Celle de l'animal politique, dont le retour est source controverses sur la cohabitation avec l'homme. Enfin, celle de l'animal sauvage, peut-être la plus complexe. 

  • Explorez les différentes façons de suivre la piste des animaux et de comprendre leurs modes d'existence.

    Pourquoi un numéro sur le pistage ? La façon dont les animaux vivent, le plus souvent cachés des hommes, est source de mystères. L'art du pistage, détenu par les chasseurs, les scientifiques et les naturalistes, consiste à lire la nature pour repérer les traces de vie animale. Qui vit ici ? Comment fait-il son territoire ? Le pistage est une forme d'enquête sur la vie animale à travers les signes que l'on est capable de lire dans la nature. Pister permet de comprendre la façon dont les animaux habitent un territoire et donc la façon dont ils sont perturbés par nos activités.

    /> Ce numéro reviendra sur les origines du pistage, à travers des témoignages et des récits d'anthropologues, il explorera les formes actuelles du pistage avec les nouvelles technologies. Des acteurs de terrain raconteront leurs pratiques. Des résultats scientifiques permettront de découvrir les modes d'existence propre à différents animaux (oiseaux, loups, martes, jaguar...). On y découvrira comment, chacun à son échelle, devenir pisteur en apprenant à lire autrement, même en ville, la nature qui nous environne. Enfin, des artistes, à travers leurs oeuvres, chercheront à représenter et nous faire sentir à quoi ressemble un territoire animal.

  • Qui, aujourd'hui, peuple encore la forêt ? Chasseurs, derniers trappeurs, ingénieurs, forestiers ou biologistes y sont de passage. Les derniers peuples qui l'habitent sont menacés de disparition. La forêt est, par opposition à la civilisation, le lieu du sauvage, terme dérivé du latin silvaticus, fait pour la forêt. A la fois ressource et refuge, la forêt signale, par sa disparition ou son retour, l'emprise de l'homme sur un territoire. Dans ce numéro, nous partirons explorer les bois avec un regard scientifique, philosophique, cynégétique, et y trouver peut-être, comme Henry David Thoreau à Walden, le « nécessaire de la vie ».

  • Ce deuxième numéro de Billebaude est consacré au rapport entre le chasseur et la nature. Au quotidien, le chasseur oeuvre concrètement pour la conservation des espaces et des espèces sauvages. L'Histoire se souvient peu que Robert Poujade, alors ministre de la Protection de la nature et de l'Environnement, a créé en 1972 l'Office national de la Chasse, dont les principales missions étaient de « maintenir et d'améliorer le capital cynégétique et de participer efficacement à la connaissance et à la protection de la nature ». Les hommes de terrain, les amateurs éclairés, les passionnés de nature cherchent ainsi à enrichir les informations disponibles sur la faune et la flore, indicateurs précieux de l'état de conservation des milieux.

    Au sommaire de ce deuxième numéro notamment :

    - La vie en rose saumon : la lutte pour la sauvegarde du saumon sauvage de l'Atlantique nord et contre les excès de la pêche industrielle.
    - Vivre la nature : entretien avec Nicolas Vanier, aventurier, chasseur naturaliste, auteur (Le Grand Voyage) et réalisateur (Le Loup, en préparation Belle et Sébastien).
    - Une Renaissance agricole et le concept Agrifaune - Le portrait du chasseur naturaliste de grand gibier en 2013 en France par André-Jacques Hettier de Boislambert, président d'honneur de l'Association nationale des chasseurs de grand gibier, ancien rédacteur en chef de Grande Faune.
    - Les fauconniers et la Ligue de Protection des Oiseaux par Humbert Rambaud, rédacteur en chef de Jours de chasse.
    - Dans le cadre de la célébration des 40 ans de la fondation ainsi que des 20 ans de la disparition de François et Jacqueline Sommer, un portrait des Sommer.
    - L'écologie selon les chasseurs canadiens par Louis Turbide, journaliste à la revue québecoise Sentier Chasse Pêche.
    - Les chasses de Jean d'Ormesson par Valentine del Moral, journaliste et spécialiste du livre ancien.
    - Courbet, le fusil à l'épaule par Raphaël Abrille, conservateur adjoint du Musée de la Chasse et de la Nature.
    - Ivoire, couleur de mort par Pierre Pfeffer, zoologiste, docteur es sciences, directeur de recherche honoraire au Cnrs et au Museum national d'histoire naturelle.

    La fin de la revue propose des pistes de réflexion autour de la thématique principale, des idées de lectures, de sorties et l'actualité du monde de la chasse ainsi que la fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature.

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