C'est moi qui souligne

À propos

Les amateurs de sensations fortes seront ici comblés s'ils ont assez de finesse pour goûter celles de l'esprit. Car Nina Berberova, qui défend avec une farouche discrétion les actes intimes de sa vie, est en revanche capable des excursions les plus hardies dès lors qu'il s'agit des oeuvres et des idées, en cela guidée par une nécessité sur laquelle on est fixé dès la préface de son livre. Mais elle s'affirme tout de même l'incomparable témoin des grandes convulsions de notre temps, et la description de la Russie en proie aux premiers assauts de la révolution, les affres de l'immigration, l'état de la France quand elle y vient et quand la guerre s'y installe, de même que le spectacle que lui offrent les Etats-Unis à son arrivée, véritables morceaux d'anthologie, laissent dans l'esprit du lecteur des empreintes profondes.

Traduit du russe par René Misslin et Anne Misslin.



Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782868695437

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    622 Pages

  • Longueur

    17.7 cm

  • Largeur

    11.1 cm

Nina Berberova

Née à Saint-Pétersbourg en 1901, exilée en France en 1925 puis émigrée aux Etats-Unis en 1950, Nina Berberova est morte à Philadelphie en septembre 1993.

Dès son enfance elle écrivait des poèmes. Elle a eu deux origines, l’une nordique et russe, l’autre méridionale et arméniène. En été 1922, elle s’exile en France et passera quelques temps à Thorenc.

C’est dans la capitale que ses journées furent rythmées par ses visites au club des écrivains, réunissant Blum, Block, Gorki, Khodassevitch, et d’autres auteurs célèbres. Elle eut une liaison avec Khodassevitch jusqu’en 1932. A l’enterrement de celui-ci, en 1939, Nina Berberova se lia d’amitié avec Olga, la femme de khodassevitch mais malheureusement, celle-ci et Vera, sa sœur, furent arrêtées peu de temps après par les SS. Olga, désormais veuve, fut déportée avec Vera à Auschwitz, bien que son mari ait été un aryen, les Allemands craignaient qu’elle ne se remaria avec un Juif . Son œuvre romanesque reste totalement inconnue. Elle passe alors aux Etats-Unis en 1950, prend la nationalité américaine et continue d’écrire sans aucun succès. C’est en 1985 que la traduction de l’Accompagnatrice la fait enfin découvrir en France. Quand elle disparaît à Philadelphie en 1993, elle est consacrée sur le tard écrivain d’importance.

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